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L'hébergement cloud n'est pas invisible. Chaque projet déployé, chaque ressource allouée, chaque région sélectionnée a un coût énergétique réel, et ce coût énergétique a un coût climatique. Chez Upsun, on le sait depuis un moment. Ce qu'on partage aujourd'hui, c'est où on en est, ce qu'on a mesuré et ce qu'on s'est engagé à faire différemment à partir de 2026.
Notre ambition est calibrée en fonction de ce que nous pouvons réellement accomplir, et nous pensons qu’il est plus important d’être franc à ce sujet que de faire des promesses exagérées.
En 2025, on a réalisé notre troisième évaluation complète de l'empreinte carbone (depuis 2023) en utilisant la méthodologie du GHG Protocol, avec Greenly comme partenaire climatique et expert en mesure. Nos émissions totales pour l'année s'élevaient à 2,57 kt de CO2e, soit 11 t de CO2e par employé.
Voici la répartition par catégorie :
La conclusion principale est claire : l’infrastructure numérique domine notre empreinte, et au sein de celle-ci, les services cloud représentent environ la moitié des émissions totales de notre entreprise, soit environ 1 200 tCO2e. C’est le chiffre sur lequel on doit agir.
On a choisi de mener une double évaluation de matérialité volontaire en 2025 pour mieux s'aligner sur les normes de reporting de développement durable en constante évolution. Ça a confirmé ce que les chiffres laissaient déjà entrevoir : la consommation d'énergie, les émissions et les déchets électroniques sont nos principaux domaines d'impact environnemental. Ces impacts indirects issus de la chaîne de valeur ne sont pas entièrement sous notre contrôle, c'est pourquoi il est essentiel d'assurer l'intégration de nos principales parties prenantes dans cette transition climatique.
En tant qu'entreprise entièrement à distance, on n'a pas une grande empreinte physique au sens traditionnel du terme. On a éliminé la plupart des émissions liées aux trajets domicile-travail dès la conception, et notre siège à Paris fonctionne à 100 % à l'énergie renouvelable. On organise des rassemblements à l'échelle de l'entreprise une fois tous les 18 mois. Ces choix aident, mais ils ne règlent pas le problème de fond.
Nos services cloud fonctionnent sur une infrastructure de centres de données qui nécessite de l’électricité, du refroidissement et des équipements physiques. Lorsque cette énergie provient de sources à forte intensité carbone, les émissions sont réelles et mesurables. Près de la moitié de l’empreinte de notre entreprise est liée à ces choix d’infrastructure sous-jacents, ce qui signifie que c’est là-dessus qu’on doit se concentrer.
En 2026, on a élaboré une nouvelle stratégie climatique autour de trois objectifs concrets, tous mesurés par rapport à une base de référence de 2024 et à un objectif pour 2031.
Plutôt que de nous engager sur une réduction absolue (ce qui serait un engagement irréaliste compte tenu de notre dépendance connue à la chaîne de valeur et de l’adoption généralisée et exponentielle de l’IA), nous nous engageons à réduire notre intensité carbone par unité de chiffre d’affaires. Notre intensité actuelle s’élève à environ 88 tCO2e par million d’euros de Chiffre d’Affaires Annuel Récurrent (ARR). Notre objectif est de la ramener à 62 d’ici 2031, en visant une réduction de 27 %.
Cette approche nous permet de croître tout en dissociant activement cette croissance de celle des émissions. Elle exige de la discipline de la part de toutes les équipes.
On définit une région « plus verte » comme une région où l'intensité carbone de l'énergie est inférieure à 100 gCO2e/kWh. En 2025, 22 % des projets de nos clients étaient hébergés dans de telles régions, contre 16 % en 2024. Notre objectif est d'atteindre 60 % d'ici 2031.
C'est le levier qui a l'impact le plus direct sur les émissions cloud d'Upsun et de ses clients. Le réseau électrique alimentant un centre de données est la variable la plus importante dans l'empreinte carbone d'un déploiement cloud, et on peut influencer ça à travers les choix qu'on propose aux clients et ceux vers lesquels on les oriente.
Pour soutenir cela, on applique déjà une remise de 3 % pour les projets hébergés dans des régions plus vertes. On est aussi en train de repenser notre processus d'intégration en 2026 pour proposer plus tôt des options plus vertes et faciliter la migration entre les régions. D'autres initiatives au niveau des produits sont prévues pour 2027.
Une étude interne réalisée en janvier 2026 a montré que l'amélioration de l'efficacité des ressources peut réduire les émissions de carbone du cloud de 2 à 4 % en moyenne chaque année. Nos équipes SRE et FinOps mènent déjà ce travail en continu. Une utilisation plus efficace des ressources est bénéfique tant pour les coûts que pour les émissions, ce qui signifie que cet effort s'autoalimente.
Au-delà des actions spécifiques au cloud, on maintient quelques engagements d'entreprise qui contribuent à l'objectif global :
On ne prétend pas avoir résolu la question de la durabilité du cloud. On ne compte pas sur la compensation carbone pour atteindre la neutralité carbone. On ne se positionne pas comme un leader dans le domaine du climat.
Avec trois ans d’expérience dans le suivi des émissions du cloud, on sait que le calcul de l’empreinte carbone est un exercice en constante évolution qui nécessite un affinement méthodologique continu. Bien que notre modélisation actuelle ne tienne pas encore compte de l’utilisation interne et externe de l’IA, on s’engage à intégrer ces indicateurs dans nos mesures et à réviser nos prévisions en conséquence, dès que nos experts en climatologie auront finalisé un cadre solide pour leur inclusion.
Ce que nous faisons, c’est mesurer honnêtement, fixer des objectifs que nous pensons pouvoir atteindre, et mettre en place les processus internes et les fonctionnalités de nos produits pour rendre les choix cloud plus écologiques plus accessibles à nos clients. La réduction de 3 % pour les régions plus écologiques est en vigueur depuis un certain temps. La refonte de l’intégration est en cours. Le travail d’optimisation se poursuit. Nous rendrons compte des progrès chaque année.
Pour lancer et mettre en œuvre notre nouveau plan climatique, on s’associe à Watershed, la plateforme de surveillance du CO2 mondialement reconnue. On est ravis d’intégrer nos mesures actuelles, nos nouveaux objectifs et notre feuille de route dans leurs outils, et de tirer parti des connaissances techniques de leurs experts en climat pour affiner notre approche actuelle. En tirant parti de leur haut niveau d’automatisation et d’IA, on vise à améliorer le suivi et à maximiser la réduction de nos émissions liées au cloud et à l’entreprise.
Notre empreinte carbone pour 2025 a été calculée avec Greenly en utilisant la méthodologie du GHG Protocol, couvrant les scopes 1, 2 et 3 : les émissions directes issues de nos propres activités, les émissions indirectes liées à l’énergie que nous consommons, et les émissions de la chaîne de valeur au sens large que nous ne contrôlons pas entièrement mais sur lesquelles nous avons tout de même une influence, notamment nos fournisseurs d’infrastructure cloud, les voyages d’affaires, les biens et services achetés, et les trajets domicile-travail de nos employés. Il est important de noter que l'utilisation de l'IA, tant en interne qu'en externe, a été exclue des calculs. Le total de 2,57 kt de CO2e reflète la situation dans son ensemble, sans aucune catégorie exclue. C'est dans le scope 3 que se concentre la majeure partie de notre empreinte, et c'est aussi la catégorie la plus difficile à réduire. C'est pourquoi notre stratégie se concentre sur les leviers sur lesquels nous avons l'influence la plus directe.
Tu souhaites connaître l'empreinte carbone de ton projet ou envisager de migrer vers une région plus verte ? Notre équipe est là pour t'aider. Tu peux également consulter les régions disponibles et leur intensité carbone énergétique sur notre site web.