
En bref
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Point clé : le coût caché du multicloud réside dans les opérations et la gouvernance. Chaque fournisseur développe sa propre console, ses propres guides d’exploitation et sa propre approche d’audit, et les écarts se creusent discrètement. La facture arrive à échéance lors de la prochaine migration, du prochain audit ou du prochain incident.
La plupart des équipes se heurtent au même obstacle. Elles veulent pouvoir choisir un autre fournisseur de cloud pour une nouvelle région, un client soumis à une réglementation ou un plan d’urgence. Mais chaque fournisseur a sa propre console, son modèle d’identité et ses particularités. Déplacer une application implique de repenser son déploiement, sa surveillance, sa sécurisation et ses rapports d’audit.
Du coup, les équipes font des compromis. Soit elles acceptent la dépendance vis-à-vis d’un fournisseur pour que les opérations restent gérables, soit elles répartissent leurs charges de travail entre plusieurs fournisseurs et voient leurs outils se fragmenter. Aucune de ces deux options n’est une véritable stratégie. Les deux créent un risque qui s’aggrave avec le temps. Ce dilemme n’est pas hypothétique : gérer plusieurs clouds est désormais la norme, et les études du secteur montrent que l’adoption du multicloud continue d’augmenter d’année en année.
Point clé : la portabilité repose sur deux éléments qui fonctionnent ensemble. La définition de l’application reste fixe tandis que la couche plateforme gère l’approvisionnement spécifique au fournisseur au moment du déploiement. Cette séparation permet de déployer la même configuration chez plusieurs fournisseurs de cloud.
Une architecture de référence, c’est un modèle documenté que les équipes réutilisent plutôt que de tout repenser à chaque projet. Pour les environnements portables, ce modèle sépare trois aspects afin qu’ils puissent évoluer indépendamment :
Upsun met ça en œuvre sous la forme d’une seule configuration YAML qui définit les services, les routes et la mise à l’échelle, validée en même temps que le code. Quand tu changes de fournisseur ou de région, la configuration ne change pas. C’est la plateforme qui s’adapte.
Point clé : la gouvernance basée sur des runbooks dérive dès que les runbooks ne sont plus mis à jour de manière synchronisée. Dès qu’un runbook prend du retard, les contrôles sur ce fournisseur s’écartent silencieusement des autres.
Les garde-fous sont des règles de gouvernance exprimées sous forme de code ; ils s’appliquent donc de la même manière, quel que soit l’endroit où l’application s’exécute. Dans une architecture portable, ils couvrent généralement quatre domaines :
Chaque mesure de sécurité est définie une seule fois et suit l’application chez tous les fournisseurs.
Point clé : la portabilité te laisse trois options : le pouvoir de négociation face aux fournisseurs, la restauration en cas de panne et le choix de la région pour la conformité. Le fait de les avoir à disposition, que tu les utilises ou non, c’est ça qui fait toute la valeur.
Ce modèle réduit directement deux catégories de risques qui apparaissent dans la plupart des analyses rétrospectives multicloud.
Voilà ce que signifie concrètement le contrôle multicloud : conserver la possibilité stratégique de changer de plateforme sans que ça se traduise par une complexité opérationnelle quotidienne ou des frais d’audit supplémentaires.
Commence par l’architecture. Fais correspondre ton application existante aux trois couches et pose-toi une question pour chacune d’elles : est-ce défini une seule fois, ou une fois par fournisseur ? Tout ce qui est défini par fournisseur constitue une dette technique qui bloquera ta prochaine décision multicloud.
Ensuite, définis les garde-fous avant de codifier les charges de travail. Les politiques sont plus difficiles à adapter a posteriori que la configuration d’exécution. Un service pilote suffit pour valider le modèle avant de l’appliquer à l’ensemble du portefeuille.
Prends rendez-vous pour un examen de ton modèle d’exploitation multicloud.
Le contrôle multicloud, c’est la capacit é à déplacer des charges de travail d’un fournisseur de cloud à l’autre sans que ça entraîne de coûts supplémentaires dans les opérations quotidiennes ni de surcoût d’audit. Ça repose sur trois éléments qui fonctionnent ensemble : une définition d’application portable, une couche de plateforme qui gère l’approvisionnement spécifique à chaque fournisseur, et une gouvernance appliquée une seule fois au niveau de la couche de plateforme.
Les garde-fous de politique sont des règles de gouvernance exprimées sous forme de code qui s’appliquent de manière cohérente, quel que soit l’endroit où l’application s’exécute. Ils couvrent généralement quatre domaines : l’accès et l’identité, le réseau et la sortie des données, la conformité et le contrôle des changements. Définis une seule fois et intégrés à l’application, ces garde-fous accompagnent la charge de travail chez tous les fournisseurs.
Pas de manière native en tant que fonctionnalité intégrée à la plateforme, mais l’architecture le prend en charge en combinaison avec des outils de routage comme Cloudflare. Comme la définition et le provisionnement de l’application sont cohérents d’un fournisseur à l’autre, les équipes peuvent gérer plusieurs backends à travers différents projets et clouds grâce à une couche de routage qui gère le basculement automatique en amont. Le pipeline d’observabilité d’Upsun utilise ce modèle en production : une base de code déployée sur 16 régions et 3 fournisseurs de cloud. C’est la configuration portable et la cohérence des processus qui rendent cette configuration possible ; le comportement de basculement lui-même provient de la couche de routage que tu mets en place devant le tout.
Upsun prend en charge AWS, Azure, Google Cloud, IBM et OVHcloud. La même définition d’application au format YAML se déploie sur n’importe lequel de ces fournisseurs sans réécriture, et les contrôles de gouvernance sont appliqués de manière cohérente au niveau de la plateforme. En savoir plus sur le multicloud et l’edge d’Upsun
Comment le multicloud réduit-il les risques liés à la conformité ?
Le multicloud réduit les risques de non-conformité lorsque les contrôles sont implémentés au niveau de la plateforme. Les normes s’appliquent une seule fois au niveau de la plateforme et s’appliquent à chaque charge de travail ; les auditeurs disposent ainsi de preuves cohérentes, quel que soit le cloud sur lequel une charge de travail s’exécute.
Le multicloud, c’est utiliser plusieurs fournisseurs de cloud public (par exemple, AWS, Azure et Google Cloud). Le cloud hybride, c’est combiner une infrastructure de cloud public avec un cloud privé ou des systèmes sur site. Les deux se recoupent souvent : une entreprise peut mettre en œuvre une stratégie hybride sur plusieurs fournisseurs de cloud, ce qui la rend à la fois hybride et multicloud.